Maisons-Laffitte,cité du cheval

Le lieu de nos balades

Entre la Seine et la forêt domaniale de Saint-Germain-en-Laye, Maisons-Laffitte doit son surnom à près de quatre siècles d’histoire équestre. Voici de quoi comprendre le décor que vous traversez en selle.

Au commencement

Le château et François Mansart

La famille de Longueil, parlementaires parisiens, réunit le domaine en 1602. René de Longueil, surintendant des Finances, confie à l’architecte François Mansart la construction d’un château entre 1634 et 1646 — l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture française du XVIIe siècle, aujourd’hui géré par le Centre des monuments nationaux.

Le cheval est là dès l’origine : les écuries et leur manège couvert, élevés en 1657, pouvaient abriter une cinquantaine de chevaux. En 1777, le comte d’Artois — futur Charles X — achète le domaine et met les courses à la mode.

1818

Jacques Laffitte et la vocation hippique

Le banquier Jacques Laffitte achète le domaine en 1818. La ville le reconnaît comme le véritable initiateur de sa vocation hippique : il organise les premières réunions de courses et nourrit l’ambition d’en faire la cité du cheval.

À partir de 1833, il lotit le grand parc pour y faire naître une ville de maisons de campagne. L’arrivée du chemin de fer en 1843 accélère le mouvement, et la commune prend officiellement le nom de Maisons-Laffitte en 1882.

1878

L’hippodrome
et les courses

Le champ de courses est inauguré en 1878 par Joseph Oller, avec un programme de quatre courses. Trois ans plus tard s’ouvre la première piste de sable, baptisée avenue Jacques-Laffitte : 1 800 mètres le long du mur de Saint-Germain.

L’hippodrome lui-même a fermé en 2020, mais l’entraînement, lui, n’a jamais cessé.

Depuis 1910

Un centre d’entraînement dans le parc.

Créé en 1910 au cœur du parc, il réunit aujourd’hui une dizaine de kilomètres de pistes et quelque 70 hectares d’espaces verts, plus de cinquante écuries de course et environ 500 pur-sang. Il est géré par France Galop.

Le terrain de jeu

Les allées cavalières et la forêt de Saint-Germain

La forêt domaniale de Saint-Germain-en-Laye s’étend sur environ 3 500 hectares aux portes de la ville. Une soixantaine de kilomètres d’allées cavalières y sont ouverts aux cavaliers ; la carte du réseau éditée par l’Office national des forêts fait référence, et l’office de tourisme de Maisons-Laffitte la propose à ses visiteurs.

C’est ce qui rend la ville si particulière pour un cavalier : on quitte la rue et l’on se retrouve en forêt, sans transport ni van.

Le saviez-vous ?

Le Paris-Brest est né ici.

En 1891, le journaliste Pierre Giffard, du Petit Journal et habitant de Maisons-Laffitte, lance la course cycliste Paris-Brest-Paris pour promouvoir la bicyclette. À sa demande, le pâtissier maisonnais Louis Durand imagine en 1910 un gâteau en forme de roue de vélo : le Paris-Brest.

La pâtisserie Durand, avenue de Longueil, perpétue toujours la tradition — à quelques encablures des écuries.

Et nos balades ?

Traverser tout cela à cheval

Les balades de Lucie partent de Maisons-Laffitte et empruntent ce décor : le parc, les allées, la forêt. Le parcours n’est jamais imposé — il dépend du groupe, de la saison et de l’état des chemins.

Sur certaines sorties, Lucie raconte ce qu’elle sait des lieux traversés, à sa manière et sans réciter un guide. C’est le format que nous appelons la balade racontée.

Sources